Protection, publication, distribution et promotion de mon roman L’Étrangère

Vous le savez déjà, j’ai auto-publié mon premier roman, L’Étrangère, sur Amazon. Dans un précédent article, je vous avais parlé des avantages et inconvénients de cette plateforme et pourquoi j’avais choisi cette option. Aujourd’hui, je vous raconte tout le parcours complet de mon roman : de la protection à la publication, puis la distribution et enfin la promotion.

Ce qui rend cette aventure particulière, c’est que je me suis occupée de tout seule, sans aucune aide extérieure : pas de community manager, pas d’agent littéraire, pas de maison d’édition, pas de blogueur… rien ni personne. Alors accrochez-vous, c’est un peu comme un marathon !

Étape 1 : La protection de mon roman

Dès que j’ai terminé l’écriture, il a fallu protéger mon manuscrit. La question se pose vite : où protège-t-on une œuvre littéraire en France ? La réponse : l’INPI, avec un dépôt appelé e-soleau.

Petite anecdote : j’ai terminé la première version de mon roman le 10 décembre 2024. Avant même d’en parler à ma famille ou sur les réseaux sociaux, j’ai déposé mon manuscrit sur l’INPI. J’ai ensuite enregistré la version 2 avec les retours de mes correctrices, puis la version finale, celle que vous avez lue.

Déposer un e-soleau, c’est simple et rapide : on explique que l’œuvre est de nous, on télécharge le fichier, et on paye 15 € par dépôt. Ensuite, j’ai envoyé un exemplaire papier à la BNF (Bibliothèque Nationale de France) avec la déclaration et le bordereau d’envoi. On peut suivre tout le processus sur son espace personnel.

Étape 2 : La publication

AFNIL : le casse-tête du code ISBN

La publication commence par l’AFNIL, l’administration qui fournit le code ISBN, celui qu’on voit sur la 4ᵉ de couverture, à côté du résumé.

Anecdote : j’ai changé trois fois de prix avant la sortie. Le premier prix de 9,99 € a été longuement discuté avec mes correctrices, ma famille… et ma conscience ! Après plusieurs réflexions et paiements (42 € la première fois, 42 € la deuxième et 110 € la troisième pour accélérer le processus), j’ai enfin eu mon ISBN. La dame de l’AFNIL a même compris que j’étais un peu “quiche” et m’a remboursé deux commandes. Merci encore à elle !

Une fois l’ISBN en main, j’ai demandé à mon graphiste, Laurent Tirard d’ACTERIS Communication, de l’intégrer à ma couverture.

Amazon KDP : l’épreuve de la mise en ligne

Ensuite, il fallait tout mettre en ligne sur Amazon KDP : manuscrit, couverture, résumé, prix… et prouver que c’était bien moi l’autrice.

Anecdote : la veille du 30 juin 2025, j’étais au gala de danse de ma fille Salomé quand j’ai reçu THE NOUVELLE : “Votre roman est publié sur notre plateforme.” J’étais tellement émue que j’ai versé une larme… et pas de mouchoir sous la main ! Je me suis essuyée dans ma jupe, renversé un peu d’eau, tremblé… mais peu importe, L’Étrangère était enfin là.

Bien sûr, il y a eu quelques sueurs froides : Amazon m’a signalé une erreur de taille sur la couverture. Heureusement, Laurent a enfilé sa cape de super-héros et a réglé le problème rapidement.

Étape 3 : La distribution

Distribuer un roman, c’est le mettre à disposition des lecteurs. Amazon le fait bien, mais il faut aussi déclarer ses revenus à l’URSSAF, créer un compte bancaire et mettre en place un système de paiement pratique.

Anecdote : pour moi, les maths s’arrêtent au niveau Terminale littéraire, alors mon mari m’a aidée à créer des tableaux Excel pour suivre tout ça. Merci chéri !

En parallèle, j’ai élargi mon activité professionnelle : de rédactrice web, je suis devenue écrivain public avec Le Stylo Affûté. J’écris, corrige et améliore les textes de particuliers, entreprises ou associations. Cette diversification m’a permis d’avoir un revenu régulier et de continuer à promouvoir mon roman.

Étape 4 : La promotion

La promotion, c’est sans doute la partie la plus chronophage : réseaux sociaux, publicités, visuels… tout ça représente plus de 15 heures de travail par semaine. Et je le fais toute seule, sans community manager !

Réseaux sociaux et TikTok : anecdotes croustillantes

J’ai ouvert un compte TikTok sur les conseils de ma fille aînée :

“Maman, TikTok c’est la vie, ton livre va se vendre en un claquement de doigts.”

Bon… me voilà sur TikTok. Et là, c’est une vraie expérience !

  • Je vois des gens qui parlent très vite, qui publient toutes les heures, qui likent et commentent. Moi, je n’ai pas le temps de suivre tout ça.
  • Je publie de temps en temps et j’ai payé une pub de 24 heures… qui n’a attiré aucun lecteur potentiel ! À la place, j’ai reçu des propositions bizarres : des gens qui vendaient tout sauf des livres, des appels à la haine, des sectes… Bref, je me suis dit “ok, je ne ferai pas carrière sur TikTok”.
  • J’ai compris trop tard qu’il fallait renseigner de petites cases pour que l’algorithme cible les lecteurs de polar et non les affamés de sexe et de scandales.

Mais malgré tout, TikTok reste une source d’exposition : je gagne des “amis” et des abonnés, et c’est amusant… même si je dois rester réaliste sur le temps que je peux y consacrer.

En parallèle, j’ai découvert salons du livre, marchés de Noël, séances de dédicaces et conférences, sans oublier le bouche-à-oreille et mes réseaux professionnels.

Et après ?

Tout ça ne m’empêche pas d’écrire ! Je travaille sur mon deuxième roman, commencé au printemps dernier. Cette fois, j’avance plus vite, je suis plus efficace, et je gagne un temps fou sur les réécritures.

Je vous raconte tout ça en toute transparence : mes réussites, mes galères, mes émotions, mes fous rires et mes larmes. Vos retours sont précieux, et je reste fidèle à moi-même, celle qui aime la vie et qui n’a pas fini de faire parler d’elle.

Allez, je retourne sur TikTok… mes nouveaux amis m’y attendent 😉

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