
Quand tu as la tĂȘte dans lâĂ©criture pendant trois ans, tu ne te doutes pas de tout ce qui tâattend aprĂšs.
Je ne pensais pas que lâaprĂšs-Ă©criture allait ĂȘtre aussi intense⊠et parfois aussi difficile.
LâaprĂšs-Ă©criture : un marathon invisible
Une fois le roman terminé, je croyais que le plus dur était derriÚre moi. Erreur !
Entre la protection de lâĆuvre, la publication, la distribution et la promotion, jâai dĂ©couvert tout un monde administratif et stratĂ©gique (dâailleurs, jâen reparlerai dans un autre article).
AprĂšs avoir conquis mes premiers lecteurs â famille, amis, collĂšgues, rĂ©seau pro⊠et mĂȘme le facteur ! â jâai fait un constat :
đ Et maintenant ? Qui va lire LâĂtrangĂšre ?
Jâavais vendu environ 300 exemplaires en trois mois et demi, ce qui est dĂ©jĂ gĂ©nial pour un premier roman autoĂ©ditĂ©. Mais soudain, tout sâest arrĂȘtĂ©. Amazon sâest figĂ©. Plus de commandes. Et des cartons de livres qui mâattendaient sagement.
Je nâai jamais Ă©crit pour lâargent ni pour la gloire. Si un jour la reconnaissance vient, tant mieux. Mais ce que je veux vraiment, câest que mon roman soit lu, quâil vive Ă travers les Ă©motions des lecteurs.
Passer la seconde : conférences, salons et dédicaces
Jâai eu la chance dâanimer des confĂ©rences autour de mes thĂšmes de prĂ©dilection â la psychologie des tueurs en sĂ©rie et le paranormal â, de participer Ă un salon du livre et dâorganiser plusieurs sĂ©ances de dĂ©dicaces.
CâĂ©tait intense, enrichissant, humain. Et surtout, ça mâa obligĂ©e Ă sortir de ma zone de confort (ce qui, finalement, ne fait pas de mal !).
Mais une fois ces événements passés⊠rebelote : et maintenant ?
à la découverte du Service Presse
Câest lĂ quâentre en scĂšne un concept que je ne connaissais pas vraiment : le Service Presse, ou SP pour les initiĂ©s.
LâidĂ©e mâest venue grĂące Ă mes enfants.
Ils mâont lancĂ©, tout naturellement :
âPourquoi tu ne demandes pas Ă Michou de parler de ton livre ? Avec ses millions dâabonnĂ©s, tu vendrais plein de bouquins !â
Sur le coup, jâai rĂ©pondu :
âMichou ? Le gars avec les lunettes bleues qui tient un bar Ă Paris ?â
Autant dire que jâĂ©tais complĂštement Ă cĂŽtĂ© de la plaque. đ
Mais cette remarque mâa fait rĂ©flĂ©chir. Et si, moi aussi, je pouvais mâappuyer sur des influenceurs pour faire dĂ©couvrir mon roman ?
Bookstagrammers : les nouveaux prescripteurs littéraires
En y rĂ©flĂ©chissant, jâai rĂ©alisĂ© que mon rĂ©seau le plus actif, câĂ©tait Instagram.
Et sur Instagram, les amoureux des livres sâappellent des Bookstagrammers â autrement dit, des influenceurs littĂ©raires.
Ces passionnĂ©s lisent, chroniquent, photographient et partagent leurs coups de cĆur auprĂšs de communautĂ©s de lecteurs parfois immenses.
Certains comptent des milliers, voire des millions dâabonnĂ©s, et peuvent donner une belle visibilitĂ© Ă un auteur, surtout indĂ©pendant.
Mais revenons Ă la base : quâest-ce quâun Service Presse ?
Câest quoi, un Service Presse ?
Selon la CPPAP, le concept du Service Presse consiste Ă envoyer gratuitement un livre Ă des journalistes, blogueurs ou chroniqueurs, pour quâils puissent ensuite donner leur avis sur leurs mĂ©dias respectifs.
Autrement dit : tu offres ton livre en Ă©change dâune chronique, dâune publication, dâune photo ou dâun article.
Ce nâest pas une garantie de succĂšs, mais câest un moyen concret de faire connaĂźtre ton Ćuvre Ă de nouveaux lecteurs.
Mon expérience : premiers envois, premiÚres attentes
AprĂšs quelques heures de recherche, jâai contactĂ© quatre bookstagrammers qui ont gentiment acceptĂ© de lire LâĂtrangĂšre.
Les exemplaires sont partis par la poste, et dĂ©sormais⊠jâattends.
Jâobserve, je patiente, et je croise les doigts pour que leurs retours permettent Ă dâautres curieux de dĂ©couvrir mon roman.
Et maintenant ?
Si vous connaissez des bookstagrammers, chroniqueurs littéraires ou influenceurs passionnés de polar, je suis preneuse !
Lâaventure continue, et je crois beaucoup au pouvoir du bouche-Ă -oreille numĂ©rique.
Parce quâau fond, quâon soit auteur, lecteur ou influenceur, on partage tous la mĂȘme envie :
đ Faire circuler les histoires.
Alors vive les influenceurs littéraires, vive les bookstagrammers, et longue vie au Service Presse !
