Salon du livre : mon retour d’expérience d’auteure auto-éditée

Photo de Clem Onojeghuo sur Pexels.com

Les 19 et 20 septembre derniers, j’ai participé pour la première fois à un salon du livre depuis la sortie de mon roman L’Étrangère, publié le 30 juin 2025.
C’était une étape importante de mon aventure d’auteure autoéditée : faire découvrir mon roman policier au plus grand nombre et, surtout, aller à la rencontre de mes lecteurs.

Faire connaître son livre après la publication

Depuis la sortie de L’Étrangère, je multiplie les actions pour le faire connaître :

  • Envoi de mails aux librairies, radios, journaux, etc.
  • Démarchage des supermarchés, Cultura et autres enseignes pour organiser des séances de dédicaces et des conférences
  • Et je peux compter sur mon réseau d’amis et de professionnels qui m’a immédiatement soutenue

Grâce à eux, j’ai pu animer des conférences, organiser des séances de dédicaces, relayer mes publications sur les réseaux sociaux et, bien sûr, vendre mes premiers exemplaires.
Ce soutien m’a beaucoup touchée : sans eux, L’Étrangère n’aurait sans doute pas rencontré un tel accueil.

Mais après ces premiers événements, il a fallu entretenir cet engouement : continuer à communiquer, partager les nouvelles dates de rencontres et attirer à chaque fois un nouveau public.

Première participation à un salon du livre

Un jour, j’ai lu qu’un salon du livre ne rapportait pas grand-chose à un écrivain, surtout en autoédition, et que c’était souvent « du temps perdu ».
J’avais envie de me faire ma propre opinion. Voici donc le récit de ces 48 heures au salon du livre de Plaisir.

En août, je m’étais rendue sur place pour proposer une simple séance de dédicaces.
Finalement, on m’a invitée à participer au salon du livre sur deux jours.
J’ai évidemment accepté !

Le premier jour : une auteure parmi d’autres

Le 19 septembre, j’arrive à 8h40, comme toujours un peu en avance. On m’indique mon emplacement : nous sommes une petite dizaine d’auteurs, dont la plupart ont déjà l’habitude de ce genre d’événement.

Moi, c’est ma première fois.

J’ai déjà connu des conférences suivies de dédicaces, mais un salon en centre commercial, c’est une autre histoire : ici, les visiteurs ne viennent pas pour acheter mon livre, mais pour faire leurs courses.
Il faut donc savoir capter leur attention, susciter leur curiosité, leur donner envie de s’arrêter… et d’acheter.

Autant dire que je suis sortie de ma zone de confort. Je ne suis pas commerciale, pourtant, en autoédition, il faut apprendre à porter plusieurs casquettes, dont celle-là.

Des rencontres parfois surprenantes

Le vendredi, je n’ai vendu qu’un seul livre.
Mais j’ai aussi… indiqué où se trouvaient les toilettes, le magasin Yves Rocher, et fait face à toutes sortes de personnalités !

Une rencontre marquante

Une femme s’est approchée de mon kakémono en murmurant des mots que je ne comprenais pas.
Puis, soudain, elle s’est arrêtée net devant moi :

« C’est un roman policier, donc vous avez tué des gens. »

Je suis restée sans voix.
J’ai tenté de la rassurer en expliquant qu’il s’agissait d’une fiction, qu’aucun fait réel n’était évoqué, et que je n’avais évidemment tué personne.
Mais elle insistait, le ton montant.
La situation était tendue, j’ai préféré changer de sujet et lui parler d’autre chose jusqu’à ce qu’elle s’en aille.
Un moment d’inconfort que je n’oublierai pas.

Des passantes distraites

Autre type de scène : des femmes s’arrêtaient parfois devant ma table pour discuter, les poussettes collées à mes livres.
Les enfants touchaient les ouvrages, les faisaient tomber…
J’ai dû intervenir plusieurs fois pour leur demander de se pousser.
Une réalité du terrain à laquelle je ne m’attendais pas !

Le bilan : un apprentissage précieux

Après deux jours intenses, j’ai quitté le salon du livre de Plaisir le 20 septembre à 19h, épuisée mais fière.
J’avais vendu huit livres. Ce n’est pas énorme, mais chaque lecteur compte.

Surtout, cette expérience m’a appris beaucoup :

  • Oser aller vers les gens
  • Mieux présenter mon roman
  • À comprendre que même sans vendre beaucoup, un salon du livre reste une formidable opportunité de visibilité pour un auteur autoédité.

Je continuerai donc à participer à d’autres salons, mais je reconnais que les séances de dédicaces et conférences restent mes moments préférés : plus chaleureux, plus humains, et souvent plus efficaces.

En conclusion

Participer à un salon du livre, c’est accepter de se confronter à la réalité du terrain.
Ce n’est pas toujours simple, ni lucratif, mais c’est une expérience humaine riche et formatrice.

Et qui sait ?
Parmi ces lecteurs croisés au détour des toilettes, se trouve peut-être celui ou celle qui recommandera L’Étrangère à des dizaines d’autres.

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